Quoi ?! Vous n’avez jamais entendu parler de la saga de Sarah J.Maas. C’est sans doute que vous venez d’une autre planète ! Plus sérieusement, cela fait des mois que je vois passer régulièrement des chroniques sur ce succès international qui déchaine les passions. Curieuse, j’ai eu envie, à mon tour, de me faire ma propre opinion. A votre avis, coup de cœur ou déception ?

Résumé : En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l’irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels. Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n’a rien d’un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse. Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s’étendre à celui des mortels ? A l’évidence, Feyre n’est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d’origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ? Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.

Mon avis : Un palais d’épines et de roses peut, de prime abord, s’apparenter à une réécriture du célèbre conte du XVIIIème siècle de Jeanne-Marie Leprince, la Belle et la Bête. Le lecteur y retrouve la Belle, cette jeune fille prise entre les griffes d’une monstrueuse Bête sur laquelle plane une malédiction. L’histoire aurait pu s’arrêter là mais c’était sans compter la plume enchanteresse de Sarah J.Maas qui, s’inspirant de l’originale, l’agrémente de magie « noire », personnages complexes et autres créatures fantastiques.

Feyre a tué un immortel et doit en assumer les conséquences. Afin de payer sa dette, elle est emmenée de force à Prythian. Mais son histoire n’est pas terminée. Bien au contraire, elle ne fait que commencer au royaume des immortels et la jeune fille est loin de se douter du rôle qu’elle va y jouer…

Avez-vous déjà eu cette sensation étrange au début d’une lecture ? Celle qui vous fait comprendre que vous allez basculer dans un autre monde. C’est exactement ce que j’ai ressenti à la lecture des premières pages de Un palais d’épines et de roses. Je suis rentrée dans le monde de la Fantasy les deux pieds joints et j’en suis ressortie des images plein la tête. Vous avez dit accro ?

La plume fluide et accessible de l’auteur est un véritable page-turner qui nous propulse rapidement dans un univers fantastique. Elle met nos sens en éveil et attache une importance toute particulière aux descriptions olfactives dans son récit. C’est une écriture très immersive qui nous plonge dans un univers « faerique ».

Si Sarah J.Maas attache beaucoup d’importance à planter le décor de son histoire, elle ne lésine pas non plus sur la construction de ses personnages bourrés de failles, de mystères et de part d’ombre. D’ailleurs, j’admire toujours cette capacité des auteurs à nous faire adorer ceux que l’on devrait trouver détestables. Suis-je la seule à relever cet incroyable pouvoir d’attraction qui se dégage du personnage de Rhysand ?

Le scénario se construit progressivement et, au fur et à mesure,  d’autres intrigues plus secondaires viennent entretenir la tension entre les personnages.

J’ai dévoré ce premier tome en moins de 48 heures et j’ai déjà hâte de commencer le deuxième volet !

En bref : Construit. Envoutant. Magique. Addictif. Déroutant. En quelques mots, la magie opère indéniablement.

A lire si : vous avez envie de découvrir une re-visite sombre et « épicée » de la Belle et la Bête et que vous aimez les héroïnes « bad-ass » pas banales.

Cet ouvrage me fait penser à : « Falling », Trevor Daniel

Ma note : 19/20 (car on me souffle dans l’oreillette que la suite est encore meilleure !)